C'était l'évènement du week-end, plus fort que le foot, le tennis et le rugby, le sujet vérité par Dominique Strauss-Khan au JT de TF1, la chaine qui nous vend du sujet choisi pour mieux nous vendre du dentifrice, avec Claire Chazal.
Depuis que la nouvelle est tombée, c'est-à-dire début de semaine dernière, on a disserté à tord et à travers sur le pourquoi du comment le JT de TF1 et notre présentatrice vedette.
Mais franchement, on s'en foutait, nous on attendait les confessions vérités de la bête noire française.
Revenons donc en détail sur le "mea culpa" mais pas tant que ça, de Monsieur DSK.
«Ce qui s'est passé ne comprend ni violence, ni agression, ni aucun acte délictueux. Ce qui s'est passé est non seulement une relation inappropriée, mais une faute.»
«C'est plus grave qu'une faiblesse, c'est une faute morale dont je ne suis pas fier. Je la regrette tous les jours et je crois que je n'ai pas fini de la regretter»
Si la loi condamnait encore l'adultère, DSK aurait pris perpette depuis bien longtemps. Ce n'était un secret pour personne dans le monde politique, que le personnage était un courreur de jupon invétéré, et que, s'il avait pris conscience de ce récurrent problème de libido, on aurait pu éviter ce batage médiatique d'un mauvais goût, de mauvaise circonstance et franchement, si cela avait été un quidam parmis d'autre, on aurait pas dit autant. De plus, si plainte il n'y avait pas eu, on en aurait jamais rien sû, et Monsieur DSK serait peut-être devenu président. Président pour qui avoir des rapports déplacés avec une employée d'un hôtel est, je cite "une relation inappropprée" et aussi "une faute morale". Ca manque de conviction tout ça, ça manque d'empathie, ça minimise au possible, non franchement, mais pour qui nous prend-t-on ?
«Il faut se référer au rapport du procureur, qui m'a fait passer les menottes, qui a enquêté avec des moyens considérables. On a parlé de traces matérielles d'agression: le rapport dit qu'il n'y en a aucune. Ce rapport dit que Diallo a menti sur tout. Elle a menti sur les faits. Elle a présenté tellement de versions différentes que je ne peux plus en croire un mot. Toute cette histoire est un mensonge.»
Je pourrais ici publié masse de références se contredisant les unesles autres, rapport de police, rapport médicaux-légal, étude par d'éminents spécialistes, mais pour cela, je vous laisse consulter le site slate.fr. Pour en conclure que, tant de contradiction inspire le doute, tant de vérité pour autant de mensonge......... toujours pas convaincue, je suis.
«Ce qui m'a blessé le plus c'est que toute ma vie a été présentée comme si parce que j'ai eu du pouvoir les relations avec les femmes devaient passer par ce rapport de pouvoir. J'ai du respect pour les femmes, je comprends leurs réactions»
En une phrase : Si l'on demandait à nos hommes de pouvoir de jeter la première pierre sur celui qui prétend que ces relations avec les femmes ne sont pas liées à un rapport de pouvoir, Monsieur DSK en sortirait indemne. En situation inverse, il serait lapidé en moins de 3 sec. (ça fait 2 phrases, mais j'ai pas su faire une construction correcte pour définir mon idée).
«Oui, je voulais être candidat. Je pensais que ma position au FMI me donnait un regard aigu sur la vérité de la situation française sur ses difficultés et aussi ses atouts (...) et que je pouvais être utile, apporter des réponses. Alors, tout ça est derrière moi, je ne suis évidemment pas candidat même si je continue de penser que la victoire de la gauche est nécessaire dans notre pays.»
Bon, instant de lucidité extrême, je ne peux rien dire.
Bref, on a échappé de peu à un mandat présidentiel digne de l'histoire des Borgia. Mais que nous reste t'il maintenant ?
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